
Héroïne de la courte nouvelle de Stefan Zweig, La peur, une femme, Irène, est l’épouse d’un avocat célèbre et s’est laissée séduire par un jeune pianiste, qui lui semble incarner une bohème qui tranche avec son milieu bourgeois. Elle devient la victime d’une femme, Elsa, qui la fait chanter et va peu à peu s’enfoncer dans une spirale de mensonges et de culpabilité au point de frôler la folie et de vouloir se suicider. C’est sur cet effroi grandissant qu’est centrée la nouvelle. Élodie Menant l’a adaptée en donnant beaucoup plus de place aux relations d’Irène et de son mari. Elle éclaire dès le début les insatisfactions d’Irène et les incompréhensions qui se développent entre elle et son mari. Elle a aussi donné à la pièce une fin moins heureuse et plus en accord avec la conquête de leur autonomie par les femmes, même si celle-ci est parfois douloureuse.
Même si le sentiment de culpabilité et la peur sont moins sensibles que dans la nouvelle de Zweig, cela reste un spectacle agréable.
Micheline Rousselet
Du jeudi au dimanche à 19h
Théâtre Michel
38 rue des Mathurins, 75 008 Paris
Réservations (partenariat Réduc’snes tarifs réduits aux syndiqués Snes mais sur réservation impérative) : 01 42 65 35 02
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