Mademoiselle Martine avait sorti un premier album, « Le temps du féminin » qui avait retenu notre oreille par la manière dont elle mariait textes et musique en s’adressant directement à nous pour dessiner un monde en clair obscur. Non contente de ce premier envol, elle récidive avec « Entre deux mondes » pour marier ombre et lumière, l’une a nécessairement besoin de l’autre pour exister, dans un mélange réfléchi entre parole et musique. La musique des mots inclut l’accompagnement pour souligner la force de la parole.
Un monde habité qui appelle à l’engagement, aux rencontres. Une tempête mezzo voce, une fureur délicate marque ses compositions. Une expérience qui suppose l’immersion totale de celui ou celle qui écoute participant ainsi à la création. Chacun.e vit un voyage différent.
L’influence principale se trouve dans les œuvres de Yan Darson, classées dans l’art brut et entretient des liens avec la matière, la nature. Mademoiselle Martine a su se saisir de ce monde pour en faire aussi le sien.
Il n’est pas étonnant, du coup, qu’elle se soit associée à l’exposition « Une lutte des places » consacrée à Annie Ernaux (à la Maison du livre de Becherel, Rennes métropole, jusqu’au 18 septembre), tellement une même esthétique les unit dans leur volonté de faire se rejoindre l’intime et le politique. Un musée de l’intime existe et accueillera Mademoiselle Martine qui a décidé de publier ses textes.
Il ne vous reste plus qu’à l’écouter…
Nicolas Béniès
rens : site Mademoiselle Martine
chaine you tube @MademoiselleMartine
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