Junas, localité du Gard, est connue pour ses carrières. La pierre de Nîmes vient de là. Les carrières ont été abandonnées et livrées aux fourmis. Le village périclitait lorsque des jeunes gens et filles originaires du village décidèrent de lui redonner la vie en servant de la beauté sauvage de la pierre. La scène au début se trouvait encastrée dans les pierres. Le jazz s’y est trouvé naturellement à sa place. Il fallait bien donner à ce festival une once d’originalité en invitant les musicien.ne.s d’un pays. L’Espagne fut évidemment un des premiers choix et, 33 ans plus tard les festivités se poursuivent avec la Pologne.
Le jazz s’étend sur le territoire, avec fin juin des concerts au Pic St Lou et, toute l’année de stages avec les élèves ou des séminaires, une manière de diffuser la culture. Dans le temps même du festival des stages sont organisés, cette année sous la direction de Remy Gauche. Le travail des stagiaires sera présenté Place de l’avenir, tout un programme…
En 33 ans le lieu s’est transformé bien sûr en essayant de rien perdre de son mystère. Un invité supplémentaire, vieil habitué de Junas, Daniel Humair à qui le Temple – lieu de concerts souvent gratuits – doit ses vitraux sera présent aux côtés de son biographe, Julien Le Gros, auteur de « Daniel Humair » (Frémeaux et associés). Frédérick.e Grasser Humair, autrice de la deuxième partie du livre, sera aussi de la partie.
Un festival complet qui n’a pas rompu avec l’enthousiasme de la jeunesse et du jazz.
Nicolas Béniès
du 22 au 25 juillet, rens 04 66 8030 27 ou www.jazzajunas.fr
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