Une nuit deux enfants pauvres, Tyltyl et Mytyl, sont chargés par la Fée Bérylune d’aller chercher un oiseau bleu, seul capable de guérir sa fille de son mal être. Aidés par le diamant magique qu’elle leur a confié, ils partent, en traversant des mondes merveilleux, à la recherche de l’oiseau bleu qui leur échappe parfois devenant soudainement gris et mort. Ils découvriront à leur retour que cet oiseau messager du bonheur était bien proche d’eux.

L’oiseau bleu est une pièce du symboliste Maeterlinck où il se plaît à donner à voir le fantastique et le merveilleux derrière le quotidien. Au cours de cette quête du bonheur, les enfants croiseront l’injustice, la mort, le mal, mais leur audace, leur complicité et leur esprit d’initiative leur permettront de dépasser les obstacles.

Marjorie Nakache, qui fait un extraordinaire travail culturel auprès de la population de Stains, les enfants et les adolescents particulièrement avec leurs enseignants, mais en y associant aussi leur parents avec des soirées théâtre précédées d’un repas, l’a adapté et mis en scène. Choisissant de mettre l’accent sur le côté féerique du conte, elle a donné une place majeure à la création d’images fantastiques, aussi étranges que belles. Pour cela elle s’est associée à une artiste chinoise, Kain Leo, avec qui elle a travaillé près d’un an. Les dessins réalisés par celle-ci ont ensuite été confiés à un studio d’animation. Derrière un voile, dans l’ombre, apparaissent des silhouettes, des spectres, des personnages qui se balancent dans l’espace et des astres qui se déplacent. Il y a les ténèbres qui font un peu peur, mais le rire et l’émerveillement sont là aussi. Un lampadaire avec ses pampilles jaunes vole, une maisonnette apparaît dans l’espace ouvrant son toit aux yeux éblouis des enfants, des couleurs vives percent l’obscurité créant un univers plein de poésie et de mystère. Il y a de la musique, de la danse, un jongleur un peu magicien et surtout une marionnette pleine de malice. Marjorie Nakache a eu la très bonne idée de faire incarner Mytyl par une marionnette. Einat Landais l’a imaginée et Rakoo de Andrade la manipule et lui prête sa voix. Aux côtés du comédien et jongleur Antoine Jacot qui incarne Tyltyl, la petite marionnette crée une complicité qui enchante et amuse.

Un spectacle féerique plein de poésie et de rêve qui enchante petits et grands.

Micheline Rousselet

Jusqu’au 16 avril au Studio-Théâtre de Stains, 19 rue Carnot, 93240 Stains – les 19, 20, 23, 31 mars, 2, 7, 9, 14 et 16 avril à 14h, les 21 et 28 mars, 11 avril (précédé d’un repas à 19h30 sur réservation) et 17 avril à 20h30, le 26 mars à 12h et le 28 mars à 15h – Réservations : 01 48 23 06 61

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